UCAD : Une cellule genre mise en place

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C’est à travers un atelier organisé à la salle Confucius, le mercredi 10 mai 2017, que l'Université Cheikh Anta de Dakar (UCAD) a mis en place de sa cellule genre. La mise en place de cette structure s’explique par l’importance de la cible, les impératifs et les enjeux de développement. En effet, l’UCAD regorge d’experts en genre, hommes et femmes, et est assez représentative de la société : 1461 Personnel d’Enseignement et de Recherche (PER) dont 252 femmes, 1237 Personnel Administratif Technique et de Service (PATS) dont 526 femmes et plus de 80 000 étudiants.
La cellule genre de l’UCAD est mise sur pied dans un contexte national et international très favorable à l’approche genre dans les programmes et les politiques publiques. « Les institutions internationales, régionales et sous régionales prennent en compte la question de l’équité et de l’égalité de genre. Le cadre institutionnel national offre l’Observatoire National pour la Parité (ONP) et la Direction Equité et Egalité de Genre (DEEG). A cela s’ajoutent, la cellule genre au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le laboratoire genre de l’UCAD et le laboratoire Groupe d'Etudes et de Recherches Genre et Sociétés (GESTE) », explique Arame Ndoye, relais genre UCAD à la cellule genre MESR.
Pour le représentant de l’UCAD, s’il y a un sujet commun à toutes les sociétés, c’est celui de l’égalité du genre. « L’université joue un rôle essentiel dans la transformation de la société. Cette transformation ne pourra être bénéfique pour une société qu’avec une équité dans le traitement des femmes », soutient Mountaga Diop, directeur de l’Institut National Supérieur de l'Education Populaire et du Sport (INSEPS).
L’atelier a également permis de mettre à profit l’expérience des partenaires soutenant la promotion féminine, notamment ONU-Femmes, des autres relais genre mais également celle des femmes de la communauté universitaire, à travers un forum d’échanges sur la problématique genre à l’UCAD. « Une démarche participative et inclusive sera de mise car, en matière de droits humains, rien ne peut se faire sans la participation active des personnes concernées », assure Arame Ndoye. Au terme des discussions, les besoins prioritaires de la cellule ont été identifiés et cet exercice a posé les jalons d’un plan d’action à mettre en place ultérieurement.