Chantiers de réhabilitation à l'UCAD : Les vérités du Recteur

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La non livraison, dans les délais contractuels, d’infrastructures pédagogiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a suscité la colère des étudiants mais également du Recteur. En conférence de presse avec le Directeur des bourses, Pr Ibrahima Thioub a dénoncé la situation causée par le retard noté dans l’exécution des travaux de réhabilitation des amphis de la Faculté des Sciences juridiques et politiques (FSJP), du bâtiment du Rectorat et de l’Auditorium Khaly Amar Fall. Ces infrastructures exécutées dans le cadre du Programme de Gouvernance et de Financement de l’Enseignement supérieur axé sur les résultats (PGF-Sup) financé par la Banque mondiale devaient être livrées en mai 2016. Des travaux pilotés par l’Agence des Constructions des Bâtiments et Edifices publics (ACBEF) qui ont donc connu treize (13) mois de retard entraînant des conséquences « inacceptables » chez les enseignants et étudiants notamment ceux de la FSJP. En effet, pour permettre le démarrage des travaux de réhabilitation des amphis de cette faculté, l’UCAD a trouvé, comme solution alternative, l’érection d’un chapiteau pour recevoir les étudiants afin de favoriser le bon déroulement des enseignements. Mais, à une certaine période de l’année, le chapiteau devient « infréquentable » à cause des pics de chaleur, martèle le Doyen de la FSJP, Pr Mamadou Badji. « Beaucoup d’étudiants tombent en syncope dans ce chapiteau », ajoute le président de l’Amicale des étudiants, Serigne Ahmadou Sène. A cette chaleur « infernale », s’ajoutent les difficultés pour les étudiants et les enseignants de faire correctement leurs recherches du fait de l’indisponibilité des bureaux et du centre de documentation. De nombreux problèmes dans l’organisation des Travaux pratiques/Travaux dirigés sont également notés. Des conditions d’enseignement difficiles qui poussent le Recteur à taper du poing sur la table. « Tout en condamnant le recours à la violence des étudiants, il faut dire que les entreprises responsables des chantiers incriminés ont une grande part de responsabilité puisque n’ayant jamais sur tenir les engagements pris et réitérés devant la communauté. Notre patience a été soumise à rude épreuve », regrette Pr Ibrahima Thioub qui souhaite que les responsabilités soient situées « afin que puisse continuer le climat de paix qui régnait depuis quelques mois » au sein de l’UCAD.

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