Leçon inaugurale du Pr Moussa Seydi : l’UCAD renoue avec la tradition universitaire
L’UCAD a renoué, jeudi 08 janvier 2025, avec la tradition académique des leçons inaugurales, dix ans après la dernière édition tenue en 2015. Pour cette année, le Pr Moussa Seydi est à l’honneur pour parler des leçons tirées de la pandémie de Covid-19. Un thème qui fait corps avec lui, dit le Recteur, Pr Alioune Badara Kandji.
Un rendez-vous qui a mobilisé universitaires, intellectuels, corps diplomatique, institutionnels, secteur privé et acteurs sociaux, le tout sous la présidence du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom, en présence du Recteur de l’UCAD, Pr Alioune Badara Kandji, et du Doyen de la FMPO, Pr Bara Ndiaye, chargé de présenter l’hôte du jour.
Selon le Recteur, cette initiative est « un fort moment de fertilité intellectuelle où la tradition des leçons inaugurales renaît de ses cendres pour éclairer le lancement du calendrier académique et nos élans scientifiques et culturels ».
S’agissant du Pr Moussa Seydi, le choix n’est pas fortuit, car il est « l’une des figures les plus marquantes de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 au Sénégal », comme l’a rappelé le ministre Daouda Ngom.
Architecte scientifique de la réponse contre la Covid-19, le Pr Moussa Seydi, par sa compétence et son dévouement, incarne l’UCAD dans son essence, affirme le Recteur. C’est-à-dire une institution forgée dans le feu de l’excellence, qui forme l’élite sénégalaise et étrangère depuis des décennies, mais aussi une université qui, au-delà des diplômes, cherche à irriguer la nation d’actes concrets.
Dans sa leçon inaugurale, le Pr Moussa Seydi a fait preuve de pédagogie en utilisant un langage accessible à tous. Il a d’ailleurs rappelé quelques publications émanant d’acteurs de divers domaines, une façon pour lui de rappeler « qu’une pandémie n’est pas l’apanage du personnel de santé, mais qu’elle nous concerne tous ».
Si la gestion de la Covid-19 a été difficile parfois du fait des ingérences politiques, d’un déficit de moyens et de la désinformation, il n’en demeure pas moins que le Sénégal s’est montré à la hauteur. Aujourd’hui, le pays dispose d’une bonne capacité de réponse face à de tels phénomènes.
La bonne nouvelle est que, selon le Pr Seydi, le monde peut vivre sans pandémie. Mais pour cela, il faut que les épidémies, qui, elles, seront toujours présentes, soient bien gérées. Ce qui passe nécessairement par une garantie de la liberté académique, accepter que la science soit la base d’un réel consensus, mais aussi par « une collaboration franche entre scientifiques et politiques pour le seul intérêt des populations ».