Voeux de Nouvel an à la Communauté universitaire

Chers collègues, chers compagnons, ou mieux encore, chers amis, devrais-je dire pour restituer la spécificité des liens qui me lient à la plupart d’entre vous voire à la totalité d’entre vous pour qui j’ai un grand sentiment de respect, pour soit la qualité du travail que vous accomplissez, soit pour l’ampleur des sacrifices que vous consentez à cette fin.
Cette année s’achève sur le triste événement que constitue la disparition de Nelson Mandela, Docteur Honoris Causa de l’Université Cheikh Anta DIOP, en 1992, une figure historique tellement consensuelle qu’il faudrait faire preuve d’une créativité exceptionnelle pour dire de lui quelque chose qui n’ait déjà été dit, et souvent de fort belle manière.
Nous autres universitaires, nous sommes noyés dans la masse des sept milliards de Terriens qui lui rendent hommage, et nos occupations ne nous laissent pas le temps de rechercher une éloquence qui passerait du reste pour de la pédanterie. En outre, en l’occurrence, toute rhétorique serait mal placée face à la douleur profonde que nous cause l’effondrement de ce monument de la Renaissance africaine.
Chers collègues, chers collaborateurs, chers étudiants, mes chers amis,
Hormis cette triste conclusion qui nous rappelle notre tragique destin, notre finitude qui n’épargne même pas les meilleurs, et les plus illustres d’entre nous, comme Mandela, l’année 2013 a été pour l’UCAD une année charnière, avec  l’organisation de Journées d’études sur la gouvernance universitaire et sociale à l’UCAD, de colloques et séminaires internationaux, de doctoriales, du Salon de l’Enseignement supérieur de l’insertion professionnelle et de l’entreprenariat,  et la mise en œuvre du projet  intégré de l’UEMOA dénommé PADTICE ainsi que la sélection de notre Université par l’Association des Universités Africaines pour abriter le Centre d’Excellence Mère-Enfants. Cette sélection (parmi 52 universités des 7 pays ayant soumis des propositions) vient confirmer les actions phares que nous avons menées durant l’année 2013 ; parmi celles-ci, citons aussi la mise en œuvre effective du Contrat de Performance (CDP).
Le CDP est d’abord une marque de reconnaissance très emblématique, qui unit, dans un même élan, Etat et partenaires financiers, dans la même conviction que les Universités sont au cœur des problématiques de développement, qu’elles recèlent des talents capables d’insuffler une vitalité déterminante dans leur fonctionnement et d’influer sur tous les secteurs d’activité du pays, et même plus, d’inventer carrément l’avenir.
Le CDP, c’est aussi un cadre méthodologique de gestion axé sur les résultats. En s’y soumettant, l’Université fait preuve d’une formidable assurance en sa capacité de relever tous les défis possibles et imaginables, pourvu qu’on la dote de ressources financières adéquates.
Cette assurance tranquille aurait pu passer pour l’arrogance, si le CDP ne signifiait pas aussi l’humilité de se soumettre à une obligatoire reddition de comptes.
Le CDP, enfin, c’est un système de veille et de surveillance, pour ne pas dire de monitoring, qui permet à l’UCAD de se fixer des objectifs et de générer un système d’informations fiables qui, à partir d’indicateurs répertoriés, permettent de mesurer l’écart entre la volonté et les actes, entre les standards et les pratiques et de se réajuster. C’est un formidable outil méthodologique qui donne de la visibilité à nos actions, de la traçabilité aux ressources qui nous sont allouées. Il nous exonère des préjugés et des stéréotypes sur les universitaires réputés brillants mais indolents, arrogants et réticents à toute idée de se justifier devant les autres ; il exonère les universités des injustes accusations d’être des gouffres financiers sans justification économique.
La revue effectuée à mi-parcours renseigne sur la vitalité de l’UCAD et sa dynamique de réformes enclenchée et à l’œuvre.
L’exigence de qualité est au centre de toute notre démarche et de toutes nos prestations académiques. Elle rejoint l’exigence éthique d’action, ainsi que les préoccupations de responsabilité sociale et sociétale des universités, toutes choses que nous avons adoptées comme autant de normes contraignantes.
Je vous remercie de participer avec autant de passion et de talent à ce formidable élan qui crée un continuum ontologique avec l’esprit de la Renaissance Africaine dont Mandela est la figure emblématique.
Il me reste à vous adresser les vœux traditionnels de santé, de paix et de prospérité, pour chacune et chacun d’entre vous, pour vos familles et tous ceux qui vous sont chers, souhaitant que l’année 2014 voie la réalisation de vos vœux les plus chers, au nombre desquels, je le sais, une plus grande réussite de votre très chère Université Cheikh Anta DIOP de Dakar.
Chers amis, chers frères et sœurs enseignants et chercheurs, personnel administratif, technique et de service et étudiants de l’UCAD.
DEWENATI !

Professeur Saliou NDIAYE,
Recteur,
Président de l’Assemblée de l’Université

 

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